L’obligation vaccinale contre la fièvre jaune ne s’applique en Tanzanie qu’aux voyageurs en provenance de pays où la maladie est présente. Pourtant, certains contrôles aux frontières exigent toujours une preuve de vaccination, même pour les familles arrivant d’Europe occidentale où la fièvre jaune est absente. Les recommandations officielles incluent d’autres vaccins, non obligatoires mais fortement conseillés, en raison de la prévalence locale de maladies infectieuses.
Les autorités tanzaniennes exigent aussi un passeport valide au moins six mois après la date d’entrée, ainsi qu’un visa pour la majorité des nationalités. Les procédures évoluent régulièrement et des vérifications préalables restent indispensables avant le départ.
Quels vaccins prévoir avant un safari en famille en Tanzanie ?
Préparer un safari familial en Tanzanie ne se limite pas à organiser l’itinéraire ou à rêver devant les images de la savane. La question des vaccins demande une réelle attention. Le vaccin contre la fièvre jaune s’invite systématiquement dans les préparatifs. Même si votre vol ne fait pas escale dans une zone à risque, mieux vaut savoir que certains contrôles réclament le précieux certificat international de vaccination, particulièrement sur la route de Zanzibar. Rien de pire que de devoir négocier avec l’autorité sanitaire locale à l’arrivée.
Du côté des recommandations sanitaires, le Haut conseil de la santé publique rappelle que toutes les vaccinations universelles doivent être parfaitement à jour. Un point incontournable quand on part avec des enfants. Plusieurs protections complémentaires sont à considérer pour limiter les imprévus. Ce sont ces vaccins-là qui reviennent le plus souvent dans les suggestions des professionnels :
- Hépatite A : l’infection par l’eau ou les aliments n’épargne personne, vigilance accrue pour ceux jamais immunisés.
- Typhoïde : elle touche les voyageurs dès deux ans, surtout en cas de sorties hors des cadres hôteliers classiques.
- Hépatite B : à envisager lors de séjours prolongés ou en cas d’activités augmentant l’exposition.
- Méningite à méningocoques : recommandée, notamment lors de la saison sèche ou lors de contacts prolongés avec la population.
- Rage : les enfants, souvent plus enclins à approcher les animaux, sont en première ligne. Prévoir, c’est protéger.
Le paludisme reste à l’affût partout en Tanzanie, y compris à Zanzibar. Chaque membre de la famille doit disposer d’un traitement anti-paludique ajusté à son âge et à sa santé, prescription à discuter avec son médecin ou un centre vaccinal spécialisé. Quant à la dengue et au chikungunya, l’absence de vaccin change la donne : la seule parade, c’est d’adopter des gestes barrières contre les moustiques. Remplir la valise de répulsifs, prévoir les bons vêtements et ne jamais faire l’impasse sur la moustiquaire devient alors une habitude.
Un indicateur supplémentaire a pris place ces dernières années : la vaccination contre la COVID-19, à adapter selon l’âge des enfants et les recommandations actualisées par les autorités françaises.
Le carnet de vaccination international mérite de rester à portée de main pendant tout le voyage. Les demandes de contrôle peuvent survenir sans prévenir, notamment lors des franchissements de frontières internes ou entre le continent et les îles. Avant de partir, prenez le temps de vérifier les consignes sanitaires actualisées auprès de sources officielles ou dans un centre médical agréé.
Documents officiels, visa et conseils pratiques pour un voyage serein
Rassembler les documents officiels reste le premier geste avant toute aventure. Un passeport dont la validité dépasse de six mois la date prévue de retour fait partie des prérequis. Chaque enfant ou adolescent doit posséder ses propres papiers. La démarche de visa, désormais accessible en ligne, simplifie nettement l’entrée sur le territoire et épargne les attentes interminables dans les aéroports du pays.
L’assurance ne doit pas être reléguée au second plan. Souscrire une assurance voyage qui couvre bien les frais médicaux, le rapatriement sanitaire et la responsabilité civile, c’est éviter les mauvaises surprises. Les incidents en safari, même rares, peuvent rapidement tourner au casse-tête financier si rien n’a été anticipé, à plus forte raison lorsqu’on parcourt les parcs nationaux comme le Serengeti, Tarangire ou Arusha.
Mieux vaut préparer une trousse de secours adaptée :
- Répulsifs anti-moustiques
- Crème solaire à indice élevé
- Gel hydroalcoolique
- Quelques médicaments courants, notamment pour les troubles digestifs
La prudence passe aussi par des gestes simples : vêtements longs le soir, nuits sous moustiquaire imprégnée, et hydratation avec de l’eau exclusivement en bouteille scellée. Il vaut mieux refuser tout aliment cru ou mal cuit, et se méfier des glaçons ou des eaux d’origine incertaine.
Une fois sur place, écouter les conseils des guides dans les parcs et suivre avec attention les règles de sécurité fait toute la différence. Beaucoup d’agences familiales sur place savent orchestrer des circuits où chaque détail compte, du lever du soleil dans la brousse à l’arrivée sur les plages de Zanzibar.
Prévoir chaque point du séjour, c’est garantir non seulement la sécurité du voyage, mais aussi la liberté de se laisser surprendre par la nature et les rencontres. Une expérience collective, authentique, qui commence bien avant le décollage et s’inscrit ensuite durablement dans les souvenirs de la famille.


